dimanche 10 juin 2018

L'homme idéal existe : il est Québécois - Diane Ducret


L'homme idéal existe : il est québécois

Diane Ducret
 


Bonjour à toutes et à tous,
 
Aujourd'hui, un roman un peu particulier : un roman relevant du genre de la chick-lit, écrit par une romancière très drôle tant dans ses écrits, qu'à l'oral (on a l'occasion de l'entendre de temps en temps à la radio) : Diane Ducret.

Je vous présente le roman L'homme idéal existe : il est québécois de Diane Ducret


A. Caractéristiques du livre


Titre =  L'homme idéal existe : il est québécois
Auteures = Diane Ducret
Edition - Collection = Albin Michel

Nombre de pages = 185 pages

Date de première parution =  2015  (sorti en format poche en 2017)
 
Note pour le livre = 15 / 20

 
B. Description de l'œuvre sur la quatrième de couverture
Bonne nouvelle : l'homme idéal existe ! Il ne parle pas : il jase. Il n'embrasse pas : il frenche. Il ne se déshabille pas : il se criss à poèlle. Vous l'aurez deviné : il est Québécois.

Diane Ducret rhabille le mythe du Prince Charmant. L'homme idéal ? Satisfaite ou remboursée !


C. Mon avis sur le livre
Si vous voulez lire un livre drôle, léger et sans prise de tête, je ne peux que vous recommander ce livre.

Diane Ducret manie avec un certain brio l'humour nécessaire à ce genre littéraire, avec des petites phrases bien senties, disséminées par ci par là. Mais le plus drôle dans cette histoire, c'est la fameuse "barrière de la langue", entre deux personnes qui sont tout de même censées parler la même langue. L'incompréhension de la jeune femme face au vocabulaire fleuri de son chéri fait tout le sel du roman.

De plus, les multiples indécisions de la jeune femme face à sa vie d'amoureuse, sa vie de "future belle-mère" rendent ce roman encore plus distrayant.

Un roman très drôle, qui me donne envie de découvrir le reste de l'œuvre de Madame Diane Ducret et que je ne peux que vous recommander si vous voulez découvrir son œuvre.


D. Quelques bons passages du livre

Evidemment, il est canadien. Pire, québécois ! Pour un québécois bien dans pompes fourrées au castor, c'est normal de faire traverser l'Atlantique à une jeune femme que l'on connaît à peine pour l'emmener faire des courses au supermarché avec son rejeton. Pour une phobique du couple comme moi, en revanche, une péteuse de l'engagement, c'est comme foncer sur le seul iceberg de l'océan, comme venir déguisé en SS à une fête de Kippour, ou avec une kippa à un meeting d'Al-Qaida. Il y a des choses que l'on ne fait pas, comme dire à un aveugle qu'il vient de vous éborgner avec sa canne, ou à un cul-de-jatte que le monde marche sur la tête.   (p. 11)

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Comment une intello de la capitale se retrouve-t-elle sur le parking d'un supermarché entouré de neige à chercher un char, avec un Canadien derrière elle ? Parce qu'elle a eu LA révélation, celle que toutes les femmes espèrent : sous une chemise à carreaux, faussement élimée, elle a découvert le graal, l'homme idéal. Sauf qu'il ne se trouve pas sur les boulevards de Paris, il est québécois. Et ça complique un peu les choses.  (pp. 15-16)
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Dans les contes, le prince risque sa peau pour prouver sa vaillance et mériter l'amour de sa belle. Dans la vraie vie en revanche, les femmes ne sont pas que des grosses feignasses qui passent leur temps à dormir dans une robe qui coûte un bras, enfermées dans un cloaque humide en attendant qu'on les délivre. Elles votent, conduisent, pilotent des avions et dirigent même des pays.   (p. 16)

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Dans mon Pays basque natal, au milieu des années 1990, il faut dire que pour les hommes, on n'avait pas une grande diversité de produits. En dehors de la saison estivale qui déversait en masse sur les côtes de l'Atlantique des touristes du monde entier, il fallait consommer local. Et les spécialités régionales se résumaient au surfeur, au rugbyman et au berger. Ces trois-là laissaient aux Parisiennes aux épaules rougies par le soleil et au nez pelé des souvenirs impérissables, mais pour les femmes du cru, cela manquait cruellement d'exotisme.  (p. 18)

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Mais le pire, c'est que le connard, au fond, n'en est pas souvent un. Il se comporte comme tel, c'est tout. C'est pour cela qu'on l'excuse, qu'on lui pardonne, qu'on l'aime. Justement parce qu'en réalité, il souffre, il se sent perdu, mais ne le fait pas exprès - il ne manquerait plus que ça ! On le plaint, et on veut le racheter. Pourquoi ? Parce qu'il a besoin de nous, croit-on.  (p. 30)

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Le problème c'est que je suis provinciale. Et la séduction des Parisiens exige des qualités de stratégie, un déploiement d'énergie que je n'ai pas et qui me fatiguent rien que d'y penser !  (p. 31)
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Après Monsieur Ouvre-bouteille, j'avais décidé de me vouer à l'attente de l'homme idéal. Dès lors, c'était le désert des Tartares du slip, le trou noir de l'érotisme. Mais vie était devenue un triangle des Bermudes pour types potables.  (p. 32)
 
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Quand vos voisines de soixante-dix ans se font picorer le bonbon plus souvent que vous, vous savez que vous êtes en train de rater votre vie.  (p. 32)
 
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C'est bien connu, le poil indélicat reste la meilleure ceinture de chasteté qui soit pour celle qui ne veut pas aller trop vite, le dernier garde-fou quand l'alcool, le romantisme, le manque et toutes les hormones de son corps s'emballent pour pousser au vice.  (p. 46)
 
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L'Italien, c'est le casque bleu de l'amour, toujours prêt à rendre service quand il y a une crise humanitaire dans une petite culotte.  (p. 49)
 
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Cela ne m'est jamais arrivé à Paris. Les hommes y ont leur téléphone greffé à la main. Ils ne sont pas forcément infidèles, ils sont juste prévoyants.  (p. 97)
 
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Avant, c'était plus simple, il n'y avait qu'à faire les poches du présumé coupable. Un petit mot, un numéro noté sur une serviette en papier, il était cuit. Maintenant, il faudrait un expert à la DGSI - Direction générale de la suspicion d'infidélité - pour scanner en un temps record son téléphone, tout en ayant l'air totalement normale à la minute où le chéri rentre dans la pièce.  (p. 98)

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Le point commun entre les règles et les enfants, c'est qu'on les a toujours entre les pattes quand il ne faudrait pas.   (p. 101)
 
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C'est pathologique, j'ai un besoin viscéral et cruel de dire la vérité. Impossible de jouer au poker, mon visage, c'est le mime Marceau, je suis plus lisible qu'une notice de micro-ondes, tout est écrit dessus.  (pp. 102-103)

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Une robe qui n'en dit pas trop vaut mieux qu'un long discours. Là, c'est fichu. J'en suis même à me demander si je lui plais encore à force de ressembler à l'abominable femme des neiges.  (p. 120)
 
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Si Venise était peuplée de Québécois, les gondoles seraient à moteur, on s'entendrait plus se rouler des pelles !   (p. 126)
 
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Énerver un Parisien, c'est très facile : s'immobiliser devant lui dans un escalator, conduire lentement sur la file de gauche, lui demander où sont les autres pièces de son appartement, ou de vous prêter quelque chose. Au Québec, le conflit ouvert provoque au contraire chez l'homme une réaction de malaise.  (p. 128)
 
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Ca tombe bien, j'aime bien licher des coupettes, soiffer du pinard, m'imbiber de nectar, chopiner de la cervoise, lipper du champagne et m'ivrogner de raisin, et même je suis pas contre pictancher le dimanche midi à l'heure du brunch. Bref, je suis française, pire, je suis basque, et une Basque, ça s'hydrate convenablement.  (p. 131)

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Au menu : fèves au sirop d'arable et tarte au sirop d'érable. C'est la fête de la glycémie dans mon corps, le Noël des diabétiques.   (p. 134)
 
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T'as les foufounes gelées ? me demande-t-il.
J'ai dû mal entendre, je me raidis. En fait, il parle de mes fesses. La grossièreté n'est pas parfois qu'une question de fuseau horaire.  (p. 140)
 
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Quand je vous disais que Cendrillon doit rentrer chez elle tôt...Sinon elle se réveille en ménagère de moins de cinquante ans.   (p. 146)
 
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On peut avoir un travail de rêve, être brillante et reconnue, quand l'ex a de plus gros seins que nous, en une seconde on ne vaut plus rien.   (p. 152)
 
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Je claque la portière en me sentant bien française d'être aussi faux-cul.  (p. 155)
 
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À force de fréquenter des Parisiens, j'en ai oublié qu'un homme, ça peut parler de fidélité, et c'est mignon.  (p. 163)

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Ils ne sont pas programmés pour les rapports de séduction, les Québécois, ils ne savent pas faire. Cela a certes des bons côtés. On peut passer devant un chantier sans avoir l'impression d'être un steak exposé sous le nez d'une rangée de chats maigres. Le Québécois respecte trop la femme pour aller mettre sa main là où il ne faut pas, sauf si on le lui demande. Là, il la mettra où l'on veut, mais on ne sait pas trop si c'est pas par politesse ou par désir. En revanche, les fleurs et les poèmes, faut oublier, ça n'arrivera pas. Il nous parle comme à un de ses chums, et c'est déroutant.  (p. 173)
 
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Je crois que je viens de percer à jour le secret du demi-sourire de Mona Lisa. Un type vient de lui dire "Je suis pas prêt".  (p. 180)
 
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