vendredi 16 février 2018

T'en souviens-tu mon Anaïs ? - Michel Bussi


T'en souviens-tu mon Anaïs ?
 
Michel Bussi
 


Bonjour à toutes et à tous,
 
Aujourd'hui, je vous présente un recueil de nouvelles d'un auteur très populaire dont je n'avais cependant lu aucune œuvre jusqu'à présent : M. Michel Bussi.

Dans ce recueil de nouvelles, Michel Bussi nous emmène au travers de sa Normandie natale (sauf pour la dernière nouvelle qui se passe à la Réunion), pour résoudre quelques enquêtes policières dans un style relativement bon enfant.


A. Caractéristiques du livre


Titre =  T'en souviens-tu mon Anaïs
Auteur = Michel Bussi
Edition - Collection = Pocket
Date de première parution =  2018
 
Note pour le livre = 17 / 20

 
B. Mon avis sur le livre

Ce livre était le premier de Michel Bussi que je lisais et je peux dire, en toute sincérité, que je ne suis vraiment pas déçu, loin de là.
Au fil de quatre nouvelles policières, Michel Bussi nous emmène, au fil des villes et villages du Pays de Caux (Veules-les-Roses, Doudeville, Touffreville-la-Corbeline) et à la Réunion, dans des enquêtes fourmillant de fausses pistes et au dénouement à chaque fois inattendu.
 
De plus, l'écriture, teintée d'humour, est tellement efficace qu'on se prend très vite au jeu de savoir le fin mot de chaque histoire, à tel point qu'il est difficile de lâcher le livre avant la fin d'une enquête...

Ce livre m'a vraiment donné envie de lire d'autres livres de cet auteur normand, comme moi (en partie).

C. Quelques bons passages du livre
 
Tout mon corps frissonne. Mélingue...Je repense à tout ce qu'Alexandre m'a appris depuis quelques jours sur l'histoire de Veules-les-Roses, le nom des rues, ces illustres artistes qui fondèrent la station balnéaire il y a près de deux cents ans. Mélingue était l'acteur le plus populaire du début du dix-neuvième siècle, l'immortel d'Artagnan, le comédien préféré d'Alexandre Dumas, l'amoureux de Veules, le confident d'Anaïs Aubert. Je tente de me calmer.  (p. 15)

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Veules-les-Roses. Ce village perdu. Comme une oasis mythique aux confins des déserts urbains oubliée des citadins nomades.  (T'en souviens-tu mon Anaïs, p. 20)
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Tout en progressant à pas rapides, je me force à nouveau à penser qu'il n'y a là rien d'extraordinaire, qu'il ne s'agit que d'une série de détails sans importance. La page manquante d'un livre. Une tortue qui s'échappe. L'impression qu'on m'espionne. Un instant, je perçois dans l'ombre des villas de Veules la menace d'un village hanté dans lequel je me serais fait piéger. Je ne suis qu'une étrangère que l'on a attirée là. Une victime sans défense, seule, que l'on s'amuse à torturer. Avant...Avant quoi ?   (T'en souviens-tu mon Anaïs, p. 51)

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Il paraît que Veules-les-Roses a postulé pour être classé parmi les plus beaux villages de France mais qu'il a été recalé parce que son bord de mer n'était pas à la hauteur du reste. Vous vous rendez compte, un fiasco pour toute la commune juste à cause de ces trois maisons moches, pile face à la Manche, plus l'ancien casino.  (T'en souviens-tu mon Anaïs, p. 53)
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Internet me fait l'effet d'un puits de connaissance sans fond au-dessus duquel on se penche pour étancher son inculture.  (T'en souviens-tu mon Anaïs, p. 72)

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Au lit, Diane-Perle ne s'embarrassait pas avec la rhétorique. Ni avec l'art érotique, pensa Gauvin. Pour s'endormir, il compta et recompta les nuits qui restaient avant la fin de la semaine, se demandant pourquoi Pfizer vendait par boîtes de huit les pilules de Viagra.  (L'Armoire normande, p. 145)
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Quel empoté ! Je vais finir poignardée par un psychopathe uniquement parce que j'ai épousé un type incapable de se servir d'un tournevis.  (L'Armoire normande, p. 150)

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Depuis que j'écris, j'ai compris pourquoi, de Flaubert à Maupassant, la Normandie est une exceptionnelle terre d'écrivains. Pas pour la proximité de la mer, des chaumières romantiques ou des abbayes hantées. Non. Aucun rapport. Si les romanciers normands ont de tout temps aligné plus de mots que dans n'importe quelle autre région, c'est uniquement à cause de la météo !  (Vie de grenier, p. 170)
 
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Les hommes choisissent toujours la fille qui leur donne l'impression d'être meilleurs, plus fins, moins cons qu'ils ne sont.  (Vie de grenier, p. 197)
 
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