dimanche 17 juillet 2016

A quoi rêvent les garçons - Mark Twain


A quoi rêvent les garçons - Un apprenti pilote sur le Mississippi
 
Mark Twain




Bonjour à toutes et à tous.
 
Je vous reviens aujourd'hui avec un billet sur un tout petit livre de Mark Twain contant l'apprentissage d'un jeune navigant. Un très chouette petit livre, rapide à lire.
 

A. Caractéristiques du roman


Titre =  A quoi rêvent les garçons - Un apprenti pilote sur le Mississippi

Auteur =  Mark Twain

Edition - Collection = Collection Folio n° 6163

Date de première parution = 1883 pour le roman La vie sur le Mississippi

Nombre de pages =  87 pages
 

Note pour le roman = 13/20
 


B. Description de l'œuvre (Quatrième de couverture)
   
« Quand j’étais enfant, mes camarades et moi n’avions, dans notre village de la rive ouest du Mississippi, qu’un rêve proprement inaltérable : être marinier sur un bateau à vapeur. »
 
Un rêve qui devient réalité pour le jeune Samuel Clemens lorsque Mr. Bixby, pilote chevronné, le prend sous son aile et lui confie : «Il n’existe qu’une manière de devenir pilote, c’est d’apprendre le fleuve tout entier par cœur. Tu dois le connaître comme ton alphabet.»

 
 
 C. Mon avis sur le roman 
  
Dans ces deux chapitres, issus de sa Vie sur le Mississippi, Mark Twain nous offre une chouette petite lecture sur la vie de navigant qui peut toutefois dérouter de par la pléthore de termes techniques propres au milieu de la navigation, ce qui n'entache toutefois pas le plaisir de lecture. 
 
 
 
D. Quelques bons passages du roman
 
Je voulus d'abord être garçon de cabine, ce qui me permettrait de parader en tablier blanc et de secouer les nappes par-dessus bord, là où tous mes anciens camarades pourraient me voir. Plus tard, j'ai pensé que j'aimerais plutôt être le matelot qui se tient à l'extrémité de la passerelle avec la glène de cordage à la main, parce qu'il était la cible  de tous les regards. Mais c'étaient là les rêveries bien trop sublimes pour pouvoir jamais être considérées comme de réelles possibilités (pp. 13-14)
 
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Nous levâmes l'ancre, le bateau s'élança sur les eaux du large Ohio, et j'étais devenu un être tout neuf, objet de ma propre admiration. J'étais un voyageur ! Jamais aucun mot n'avait eu pareille saveur dans ma bouche. J'exultais à la pensée que j'étais maintenant en route pour des terres mystérieuses et des contrées lointaines, sensation que je n'ai jamais éprouvée depuis aussi intensément. J'étais dans un tel était d'excitation que, libéré de tout sentiment vil, je pouvais regarder de haut ceux qui ne voyageaient pas avec une compassion presque entièrement dépourvue de mépris. (p. 19)
 
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Je pensais qu'un pilote n'avait rien d'autre à faire qu'à maintenir son bateau à flot, et je n'imaginais pas que cela pût demander beaucoup de talent, étant donné la largeur du fleuve  (p. 28)
 
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Après avoir dîné, je suis allé me coucher, découragé par mes observations et mes expériences de la journée. Les notes que j'avais prises au cours de mon dernier voyage n'étaient qu'une masse confuse de noms sans signification. Ce carnet m'avait embrouillé l'esprit chaque fois que je l'avais consulté durant le jour. J'espérais maintenant trouver un répit dans le sommeil, mais non, ce fut dans ma tête un vrai carnaval jusqu'à l'aube, un cauchemar débridé qui n'en finissait pas. (p. 45)
 
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- Quelle est la forme du coude du Noyer ? 
Il aurait aussi bien pu me demander ce que ma grand-mère pensait du protoplasme. Je réfléchis respectueusement, puis répondis que j'ignorais qu'il eût une forme particulière. Mon canonnier de chef envoya un boulet, naturellement, puis continua à recharger sa pièce et à faire feu jusqu'à qu'il eût épuisé ses épithètes.
Je savais depuis longtemps qu'il ne transportait qu'une certaine quantité de projectiles, et que, une fois à court de munitions, il s'apaisait immanquablement, jusqu'à n'être plus qu'un vieux canon lisse, peu agressif, et même enclin au remords. Le mot "vieux" est ici un simple terme d'affection : il n'avait pas plus de trente-quatre ans. (pp. 52-53)
 
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Deux choses m'apparaissent évidentes. La première, c'est que, pour devenir pilote, un homme devait apprendre bien plus qu'on ne devait jamais être autorise à savoir; le seconde, qu'il fallait à ce même homme tout réapprendre de fond en comble, d'une manière différente, toutes les vingt-quatre heures. (p. 56)
 
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En maîtrisant le langage de l'eau et en acquérant de chaque minuscule caractéristique des rives du grand fleuve une connaissance aussi familière que celle que j'avais des lettres de l'alphabet, je me trouvais posséder un bien de grande valeur. Mais j'avais aussi perdu quelque chose qui ne pourrait jamais m'être rendu tant que je vivrais. Toute la grâce, la beauté, la poésie avaient disparu du fleuve majestueux ! Je n'ai pas oublié certain miraculeux coucher de soleil dont je fus le témoin alors que le pilotage était chose nouvelle pour moi. (p. 106)
 
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Je demeurai cloué sur place, comme envoûté, absorbant cette beauté dans une extase silencieuse. Le monde était neuf à mes yeux, et je n'avais jamais rien contemplé de tel chez moi. Mais, comme je l'ai dit, vint le jour où je commençai à cesser de prêter attention aux splendeurs et aux charmes que la lune, le soleil et le couchant suscitaient à la surface du fleuve, puis le jour où je cessai tout à fait de les remarquer. (p. 72)
 
 
 
 
 

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