jeudi 31 décembre 2015

Les ennemis de la vie ordinaire - Héléna Marienské



Les ennemis de la vie ordinaire

Héléna Marienské
 
 
 
 
Bon réveillon du jour de l'an à toutes et à tous !!!
 
Avant les douze coups de minuit, les enlacements, les vœux, les embrassades...et j'en passe !, je vous propose un ultime papier pour cette année 2015. Il concernera un autre roman sorti lors de la rentrée littéraire de septembre dernier : Les ennemis de la vie ordinaire d'Héléna Marienské.
 
 
 
A. Caractéristiques du roman
Titre =  Les ennemis de la vie ordinaire
 
Auteur = Héléna Marienské
 
Edition - Collection = Editions Flammarion
 
Date de première parution = 2015
 
Nombre de pages = 310 pages
 
 
 
Ma note pour le roman =  15/20
 
B. Petit mot sur l'auteure
Héléna Marienské est née à Béziers en 1969. Elle obtient une agrégation de lettres en 1994. Elle publie son premier roman Rhésus en 2006, roman pour lequel elle reçoit plusieurs prix dont celui du Meilleur Premier Roman par le Magazine Lire en 2006. Les ennemis de la vie ordinaire, dont nous traitons dans cet article, est son quatrième roman.
 
C. Résumé de quatrième de couverture

L'un boit, l'autre sniffe, le troisième fornique à corps perd. Les autres ne sont pas en reste. Tous sont addicts et se trouvent embarqués dans une thérapie de groupe d'un genre nouveau. Ils y trouveront ce qui n'était pas prévu : la polyaddiction. Ca secoue. Mais pas seulement : car ces ennemis de la vie ordinaire vont aussi découvrir dans le groupe l'entraide, l'amitié et l'amour, le bel amour.
 
Comédie hilarante, portée par une écriture brillante et rythmée, ce roman s'empare d'un sujet de société contemporain, l'addiction, pour mieux le détourner : un conte moderne aussi réjouissant qu'immoral.
 
 

 
D. Mon avis sur le livre
L’histoire de ce roman est très simple : sept addicts, qui ont chacun une addiction différente : Jean-Charles est un prêtre (qui ressemble au pape François), accroc à la cocaïne – Pablo qui est accroc au sport – Mariette qui est une jeune junkie – Damien qui est un professeur de littérature du XVIIe siècle à la Sorbonne, accroc au sexe et aux scènes sexuelles hard – Mylène qui est accroc au shopping – Günter accroc aux jeux de hasards et aux casinos – et enfin, Elisabeth, épouse d'un homme richissime, mais qui est alcoolique.
 Chacun de ces addicts se rencontre dans une thérapie de groupe organisée par la jeune psychiatre Clarisse Albéniz, qui s'est mis en tête que les addictions qui se rencontrent finiront par s'estomper. Après des débuts un peu difficiles, les « malades » se prennent d’amitié (voire d’amour) les uns pour les autres, au point qu'ils finissent par vivre ensemble, mais leurs addictions respectives finissent par contaminer les autres patients…au point qu’ils décident tous et toutes de s’initier au poker, sous l’œil avisé de Günter, afin de gagner de l’argent pour financer leurs addictions qui, au final, ne se sont pas du tout calmées, au point que Clarisse abandonne, au bord de la dépression. 
Ce roman m’avait intéressé parce que j’avais cru qu’Helena Marienské contait son histoire avec beaucoup de drôlerie dans sa prose. Sur ce plan-là, j’avoue avoir été légèrement déçu, car, malgré une histoire qui prête à rire, le style est assez ordinaire. Toutefois, quelques bons mots et un style assez différencié entre les personnages qui rend ces derniers reconnaissables.
L’histoire en elle-même est relativement drôle : ce groupe dont chaque membre est atteint d’une addiction particulière, qui se fréquente et dont les différents membres finissent par voir leurs addictions s’interpénétrer dans chacune des âmes est l'objet d'une histoire relativement originale, qui multiplie également les rebondissements, jusqu'à la fin, ce qui permet de maintenir un certain rythme dans la narration. De plus, chaque personnage est haut en couleur et possède ses propres attitudes et son propre langage qui les rendent chacun unique, ce qui donne un roman relativement jouissif. Par contre, le langage parfois un peu cru de certaines scènes, notamment les scènes de relations sexuelles et de prises de drogue peut en choquer certains et certaines.
En somme, un roman relativement distrayant qui vous promet un chouette moment de lecture et comme le dit si justement la petite phrase de fin de la quatrième de couverture…Abstinents, s’abstenir !  :)
 
 
 
 
 
 


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