samedi 26 septembre 2015

Première critique de la rentrée littéraire 2015 : Victor Hugo vient de mourir par Judith Perrignon



                                                        Première critique rentrée littéraire 2015

                                                   Victor Hugo vient de mourir par Judith Perrignon



Bonjour les ami(e)s,

En ce mois de septembre, quasiment 600 nouveaux romans sont sortis dans les librairies en cette rentrée littéraire 2015, c'est tout naturellement que je me propose, autant que faire se peut, de vous proposer des critiques des romans de cette rentrée littéraire :
 
Le premier roman que je me propose de critiquer pour vous est un roman paru aux Editions de l'Iconoclaste, intitulé Victor Hugo vient de mourir, par l'auteur Judith Perrignon, auquel je mettrais la note de 16/20.
 
J'avais entendu parler de ce roman dans l'émission radio de Laurent Ruquier Les Grosses Têtes et cela m'a donné tout de suite envie de le lire, autant dire que je n'ai pas été déçu, loin de là...
 
Passons à la critique en elle-même (que certains d'entre vous auront peut-être déjà vue sur Facebook) :
 
Résumé : Fin mai 1885, Paris est en effervescence. Victor Hugo, le grand poète, le père (et le poète) des déshérités et père spirituel des groupes révolutionnaires émanant de la commune est sur le point de mourir. Comme si plus rien d'autre n'existait autour, la police, les journaux et les... groupes révolutionnaires sont en ébullition. Ces derniers veulent faire un coup d'éclat le jour des funérailles de leur père spirituel tandis que la police souhaite faire régner l'ordre, quitte à réprimer des petites révoltes qui ont lieu près d'un cimetière qui fut le lieu-phare de la Commune de Paris. Que va-t-il se passer le jour de ces funérailles ? C'est tout ce que le roman veut nous raconter.
 
Critique : Ecrit sous la forme d'un roman, alors qu'il avoisine le genre de l'essai historique (d'ailleurs un fameux littéraire a nommé le roman dans la catégorie essai), Judith Perrignon nous offre un descriptif très précis et très alléchant de ces jours qui ont séparé le dernier souffle de Victor Hugo et ses funérailles à risque. D'un sens, on pourrait croire que la mort de Victor Hugo ne sert que de contexte et de prétexte à une description fine et précise, extrêmement bien documentée, avec des mots extrêmement bien choisis,des tensions sociales qui émaillent Paris entre la Commune de 1871 et la fin de ce XIXe siècle. La prose très efficace de Judith Perrignon nous donne l'impression de vivre ces fameux jours de vive tension comme si nous y étions ou comme si nous étions plongés dans les Misérables de Victor Hugo (avec lequel les descriptions du roman peuvent être mis en parallèle).
 
Cependant, le seul petit défaut que l'on pourrait incomber au roman, c'est le côté quelque peu attendu de l'intrigue, ce qui n'est certes pas étonnant au vu du rapprochement de celui-ci avec le genre de l'essai historique.
 
Toutefois, en somme, un excellent roman que je conseille vivement à tout le monde, mais plus particulièrement aux amateurs de l'œuvre Victor Hugo et aux amateurs d'histoire qui seront, je pense, comblés.

 
Voilà pour cette critique et comme dirait Jacques Brel dans sa célèbre chanson : Au suivant !
 
 
 

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