samedi 26 septembre 2015

Journal d'un écrivain en pyjama - Dany Laferrière



Journal d'un écrivain en pyjama

Dany Laferrière
 
 
 
Les amis,
 
Etant donné que la lecture ne se limite absolument pas à la rentrée littéraire et aux prix littéraires, il me semble judicieux d'émettre quelques critiques à propos de romans et d'essais que j'ai pu lire auparavant.
 
Le premier de ces romans que je me déciderai à critiquer pour vous est le roman-essai de Dany Laferrière, Journal d'un écrivain en pyjama (auquel j'ai attribué, en mon âme et conscience un excellent 18/20).
 
Voici donc cette fameuse critique :
 


Depuis quelques temps, je suis amateur de ce que je nommerais la méta-littérature, à savoir les écrivains qui écrivent sur leurs habitudes d’écriture et de lecture et je me suis donc décidé à entamer ce roman que, je dois bien l’avouer, je n’ai plus pu lâcher tellement il est passionnant, tel un pouvoir hypnotisant.

 
Ce qui rend la lecture plus agréable, c’est une marque de fabrique de Dany Laferrière qui est la constitution des chapitres, nombreux mais très courts qui permettent au lecteur de toujours rester éveillé et toujours désireux d’en lire plus, plus que les auteurs qui nous font de longs chapitres de plus d’une dizaine de pages qui, parfois, peuvent nous endormir en plein milieu dudit chapitre.
    Mais ce qui est encore mieux que la forme, c’est évidemment le fond du livre. Les thèmes évoqués par M. Laferrière sont divers et variés, tout en ayant un lien toujours plus ou moins proche avec la littérature, le travail d’écrivain ou la lecture, oscillants entre des sujets les plus sérieux comme le premier roman, la bibliothèque de l’écrivain, les diverses parties d’un roman (comme l’introduction, la conclusion, le dialogue ou la description d’un paysage pour ne citer que ça), ou encore la critique et certains thèmes inscrits qui prêtent parfois à sourire comme l’influence de la sexualité dans les salons ou le chapitre intitulé « Parlez-vous le chat ? ».
    Ce que je trouve vraiment le plus amusant et le plus malin dans ce livre, c’est la manière délicate de donner des conseils à ceux qui souhaitent écrire des conseils avisés, mais avec un style qui donne l’impression que M. Laferrière se dédouane de faire tout cela. Il nous donne également des conseils vis-à-vis de l’argent, du journalisme, qui lui ont permis de lutter dans ce monde si dur qu’est le monde littéraire. En plus, comme un petit supplément, certaines œuvres citées par Dany Laferrière le sont si bien (qu’il parle d’auteurs classiques comme Hemingway, Moravia ou Borges ou qu’il parle d’auteurs plus récents comme Jonathan Littell ou Philip Roth) que cela ne donne qu’une seule envie, les lire.
    En résumé, ce livre est un livre que l’on peut qualifier d’un mot dont je ne souviens plus très bien mais qui signifie qu’une fois que nous l’avons ouvert, il nous est presque impossible de le refermer, sauf au prix d’un effort quasiment surhumain (oui, j’exagère un peu sûrement). Mais une chose est sûre, c’est qu’après une lecture pareille, on n’a qu’une seule envie : lire les autres œuvres de M. Laferrière. Un livre à conseiller à ceux qui connaissent le style et l’œuvre de M. Laferrière, autant qu’à ceux qui ne le connaissent pas et pour qui ce livre sera un excellent premier livre.
 
 

 

 

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